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Journée d’étude “Se former au et par le sensible”

21 février 2024 · 9h00 17h00

Organisateur :

Stéphanie Lemarchand, Florian Ouitre et Dominique Briand

Lieu :

Inspé Saint-Lô

10 Rue Saint-Georges
50000 Saint-Lô,
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L’entrée dans le savoir par le sensible est loin d’être une évidence dans les pratiques de classe. Pourtant, les recherches en sciences humaines (Merleau-Ponty, Rancière) reconnaissent le sensible comme une forme de la connaissance qui passe par le corps et inscrit le savoir dans l’expérience symbolique du sujet.

On envisage ici les approches sensibles comme un moyen de motiver et d’enrôler les élèves pour leur permettre ainsi de rentrer plus facilement dans les apprentissages scolaires quelle que soit leur situation face à l’école.

Pour autant, cette entrée par le sensible n’exclut pas de s’intéresser aux réalités susceptibles de l’éveiller et de le cultiver. En effet, si l’approche sensible peut-être une bonne « entrée », il serait délicat à l’école de s’en contenter et d’en rester-là sans questionner les raisons cette fois-ci plus objectives de l’existence de ce sensible ou de ce que cette approche par le sensible permet d’apprendre. En quoi et comment les caractéristiques des œuvres et la culture dont elles rendent compte génèrent-elles ce sensible ? Comment donner finalement à ce sensible de « bonnes raisons d’être » pour faire de celles-ci des objets de discussions, de controverses et de partages pour faire culture commune et donner à tous accès au savoir ?

La journée d’étude s’attachera à questionner la place du sensible dans l’école avec l’idée en quelque sorte de le réhabiliter et de lui donner toute la place qu’il mérite comme forme de connaissance.

Finalement, peut-on didactiser « le sensible » et à quelles fins ? Comment ne pas l’isoler de ce qui le fait naitre, de ce qui en est à l’origine ? Comment apprend-on par « le sensible » ? Quels dispositifs permettent-ils de mobiliser les approches sensibles pour l’apprentissage de tous les élèves et quels savoirs peuvent-ils alors être construits ? Comment passer de ce savoir souvent diffus, peu réfléchis à sa « formalisation » en vue de son institutionnalisation ?